Mourir : roman / Arthur Schnitzler


Mourir : roman / Arthur SCHNITZLER.- Paris : Stock, 1986. 120 p.

















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Nouvelle courte qui commence par une histoire d’amour et prend un virage inattendu.
Félix et Marie sont amoureux et la maladie qui s’immisce dans leur histoire va radicalement la transformer.

Lui se sait condamné. Il en garde le secret et finit par le dévoiler à sa compagne, le poids en étant trop lourd.
Marie sent également que quelque chose est arrivé, ne reconnaissant plus cet homme qu’elle aime tant et ne comprend plus tout à fait. Elle le sent soucieux et désire lui alléger sa peine.
L’aveu tombe comme un couperet. Marie est bouleversée, désespérée.
Survivre à son amour lui paraît impossible, insupportable. Dans l’émotion, choquée par cette annonce si terrifiante, elle tient des propos excessifs et assure à Félix qu’elle l’accompagnera dans la mort.
Celui-ci fait d’abord preuve de bon sens et de véritable amour ; s’il ne lui reste que quelques mois à vivre, Marie a toute la vie devant elle et son souhait est qu’elle soit heureuse avec ou sans lui. Il l’aime profondément, et son bonheur à elle doit être total.

Mais Félix s’affaiblit de jour en jour, la maladie devenant la plus forte.
Il ressent que la mort n’est plus un concept abstrait. La mort le guette, le veille et l’attend.
A la première occasion, elle l’emportera dans un monde lointain et où il demeurera à jamais seul.
L’esprit de Félix chavire en même temps que son corps s’affaiblit.
Sont oubliées ces paroles à l’être aimé que l’on espère heureux et apaisé.
Ce qui compte maintenant c’est ne de jamais être seul. Il lui est intolérable d’imaginer que Marie puisse un jour sourire, rire, aimer quand il ne sera plus, encore moins aimer un autre homme.
Dans l’épreuve de la souffrance et de ses derniers jours, Félix VEUT que Marie parte avec lui quand le jour fatidique fera son entrée. Elle-même lui a promis. Cette promesse qu’elle lui a faite, elle devra la tenir.
Ce qui le rassure, ce qui lui permet de supporter ce départ, c’est cette idée de partir accompagné.
Marie, loin de ses premières pensées intenses et faites de seules émotions, veille jour et nuit le malade, mais finit par espérer d’en être libérée, et de retrouver une joie de vivre.
Nouvelle qui se termine en huit-clos, dans une chambre où l’atmosphère est lourde, viciée par ces viles pensées qui créent un climat de crainte et de malaise.

Nouvelle noire dont le parcours dévie très vite, d’une banale histoire de cœur à une analyse des perversions et médiocrités humaines.

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