Rien ne s’oppose à la nuit / Delphine de Vigan


Rien ne s’oppose à la nuit / Delphine de Vigan. Paris : JC Lattès, 2011




Ce roman autobiographique débute par une mort, un suicide, celui de la mère de l’auteur : Lucile. Delphine de Vigan, comme d’autres auteurs avant elle (Simone de Beauvoir, Paul Auster, etc.), a besoin d’écrire sur cette perte maternelle pour pouvoir faire son deuil. 

Nous contemplons, attentifs, cette fresque familiale, qui peu à peu prend vie, par l’évocation d’infimes, ou de plus profonds souvenirs d’enfance ou d’analyses plus récentes de cette relation à la mère qui s’avère toujours très complexe pour le commun des mortels.

Comme à son habitude, Delphine de Vigan use d’une plume si sensible et précise, que la lecture de ce roman est un plaisir de 400 pages dans lesquelles je me suis plongée avec délectation, et dont le dénouement est arrivé d’une façon si subite !

Cette biographie est menée comme une enquête policière : les frères et sœurs de la défunte interrogés, enregistrés, pour ne rien laisser au hasard de cette mémoire familiale : émotions, secrets, blessures dévoilés qui donnent au lecteur la sensation d’entre-apercevoir Lucile, partie trop vite.

Ce roman a reçu le 10° Prix du Roman de la FNAC, et a été un des best-sellers de la rentrée 2011.
Cette récompense est largement méritée. Découvrez vite cet auteur et cette écriture  si subtile !

(c) Véronique Meynier, le 14/12/2016

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